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En 2011, en raison de la prolifération des titres d’emploi et des titres professionnels1 utilisés par les représentants inscrits2 et les représentants en placement3 qui traitent avec les clients de détail et du risque de confusion qui en découle pour les investisseurs, nous avons mené un sondage auprès des sociétés réglementées par l’OCRCVM afin d’y voir plus clair dans : (i) l’utilisation des titres d’emploi et des titres professionnels par les personnes autorisées et (ii) les pratiques en matière de surveillance et de conformité des sociétés à cet égard. En 2012, nous avons fait suite au sondage en organisant des groupes de discussion avec des investisseurs et en menant un certain nombre d’entrevues individuelles avec des représentants des investisseurs.
Le présent avis vise à vous faire part des résultats de notre sondage auprès des courtiers membres et de nos recherches axées sur les investisseurs. Notre rapport présente également un projet de note d’orientation portant sur les responsabilités des courtiers membres et de leurs personnes autorisées concernant l’utilisation de titres d’emploi et de titres professionnels. Il présente aussi des orientations sur les pratiques exemplaires qui peuvent être adoptées pour permettre aux courtiers membres de superviser adéquatement l’utilisation des titres d’emploi et des titres professionnels par leurs représentants autorisés lorsque ceux-ci traitent avec les clients de détail.
Les courtiers membres, les titulaires d’autorisations et les autres parties intéressées sont invités à formuler leurs commentaires sur le projet de note d’orientation joint au présent avis. Les commentaires doivent nous être transmis par écrit au plus tard le 9 mars, 2013.
Les commentaires portant sur le projet de note d’orientation peuvent être transmis par la poste, par télécopieur ou par courriel au plus tard le 9 mars, 2013 aux personnes suivantes :
Rossana Di Lieto
Vice‑présidente à l’inscription, aux plaintes et aux renseignements
Organisme canadien de réglementation du commerce des valeurs mobilières
121, rue King Ouest, bureau 2000
Toronto (Ontario) M5H 3T9
Télécopieur : 416 364-9177
Courriel: [email protected]
et
Joe Yassi
Vice‑président à la conformité de la conduite des affaires
Organisme canadien de réglementation du commerce des valeurs mobilières
121, rue King Ouest, bureau 2000
Toronto (Ontario) M5H 3T9
Télécopieur : 416 364-8715
Courriel : [email protected]
Il est porté à l’attention des personnes qui présentent des lettres de commentaires qu’une copie de leur lettre de commentaires sera mise à la disposition du public sur le site Internet de l’OCRCVM (www.ocrcvm.ca à la rubrique « Réglementation de l'OCRCVM - Règles régissant les courtiers membres - Politiques proposées »).
Le sondage auprès des courtiers membres a été transmis à toutes les sociétés réglementées par l’OCRCVM ayant des activités de détail, ce qui comprend un groupe représentatif de grandes, moyennes et petites sociétés. Le sondage visait à recueillir des renseignements plus précis sur ce qui suit :
Les principales conclusions tirées du sondage auprès des courtiers membres figurent ci-après.
Aux fins de nos recherches axées sur les investisseurs, nous avons retenu les services d’un tiers indépendant chargé d’organiser des groupes de discussion formés d’investisseurs et de mener un certain nombre d’entrevues individuelles avec des représentants des investisseurs. Nos conclusions en ce qui concerne les investisseurs sont donc de nature indicative et reflètent uniquement les opinions des personnes qui ont participé à la recherche. Nos recherches visaient à recueillir des renseignements plus précis sur ce qui suit :
Nos conclusions principales concernant les investisseurs figurent ci-après.
La réglementation impose aux courtiers membres et à leurs représentants une obligation d’agir avec honnêteté, bonne foi et loyauté lorsqu’ils traitent avec les clients, et cette obligation a préséance sur toute autre.5 Aucune personne autorisée par l’OCRCVM ne peut se présenter au public, que ce soit notamment par l’utilisation d’un titre d’emploi ou d’un titre lié à des compétences ou à une expérience professionnelle, d’une manière qui induit ou pourrait raisonnablement induire en erreur un client ou une autre personne quant à ses compétences ou à sa formation. L’OCRCVM s’attend à ce que les courtiers membres mettent en place des politiques et des procédures concernant les titres d’emploi et l’utilisation des titres professionnels qui auront pour effet de favoriser une plus grande transparence pour les clients potentiels et actuels et, plus particulièrement, les investisseurs les plus vulnérables et les moins avertis.
Ces politiques et procédures devraient être adaptées au modèle d’entreprise du courtier membre et au type de comptes offerts par celui-ci. Elles devraient donner des directives concernant les titres d’emploi et titres professionnels qui peuvent être utilisés et prévoir des restrictions ou des interdictions à cet égard, ce qui comprend la nécessité d’obtenir une approbation préalable.6 Ces politiques et procédures devraient être communiquées clairement aux représentants du courtier membre et appliquées par celui-ci.
Lorsqu’il établit les titres d’emploi qui peuvent être utilisés pour ses activités au détail, le courtier membre devrait tenir compte du rôle et des fonctions réels que la personne peut rendre aux termes du permis qui lui a été délivré et des services et/ou des produits qu’elle peut offrir aux clients aux termes de ce même permis.7 En ce sens, il faut reconnaître que les titres d’emploi que les représentants sont autorisés à utiliser peuvent prêter à confusion pour l’investisseur moyen et/ou laisser entendre une expertise particulière ou donner lieu à des attentes de la part des clients. Dans le but d’enrayer la confusion et d’augmenter les connaissances du public au sujet de l’inscription d’une personne, il y aurait lieu d’assortir les titres d’emploi d’une explication en langage simple précisant la catégorie d’autorisation de la personne auprès de l’OCRCVM et les compétences correspondantes, ainsi que de mentionner que l’OCRCVM est l’organisme d’autorisation. En fonction de leur modèle d’entreprise, les courtiers membres devraient envisager de centraliser le processus d’examen et d’approbation concernant l’utilisation de titres d’emploi et de titres professionnels en général et, plus particulièrement, de ceux utilisés à l’égard des investisseurs qui sont des aînés et de la planification de la retraite, de sorte à assurer une certaine cohérence. Dans la mesure où un courtier membre utilise un certain nombre de titres d’emploi, les politiques et procédures devraient prévoir les critères liés à l’utilisation de chacun d’entre eux.
La responsabilité pour la surveillance de l’utilisation de titres d’emploi et de titres professionnels devrait être confiée à une personne ou à un service donné du courtier membre. Idéalement, ce processus devrait comporter un examen de la part d’un superviseur de l’établissement ainsi que celui du service de la conformité du courtier membre. Toutefois, nous reconnaissons qu’un processus plus simple peut être plus indiqué pour les courtiers membres de plus petite taille. Le contrôle aléatoire des agréments auprès des organismes qui les décernent et/ou dans le cadre d’une supervision de l’utilisation des médias sociaux devrait également être considéré.8
Lorsqu’il s’agit d’établir s’il y a lieu d’approuver l’utilisation d’un titre professionnel, il faut se demander si le titre répond aux critères suivants : i) il comporte un programme d’étude rigoureux; ii) un accent est mis sur la déontologie; iii) il prévoit des exigences de formation continue; iv) il existe une méthode pour déterminer si la personne est actuellement en règle quant au titre; v) il prévoit un processus disciplinaire public; et/ou vi) il est émis par un organisme agréé ou de bonne réputation.
Lorsqu’ils fixent des critères à cet égard, les courtiers membres devraient reconnaître que certains types de clients, comme les aînés, peuvent être particulièrement exposés à certains risques. Nous rappelons aux courtiers membres que s’ils permettent à leurs représentants d’utiliser quelque titre professionnel que ce soit, y compris ceux qui laissent entendre une expertise dans la planification de la retraite, ils doivent disposer de procédures visant à s’assurer que de tels titres professionnels sont légitimes.
Le service de la conformité de la conduite des affaires de l’OCRCVM a amélioré ses modules pour surveiller les activités des courtiers membres à cet égard à l’occasion de ses examens de conformité périodiques. De plus, pour favoriser la transparence et la compréhension des différents titres professionnels qui semblent être en usage chez les membres de l’OCRCVM, nous préparons actuellement un glossaire des titres couramment utilisés qui pourra être consulté sur son site Web. Le glossaire renfermera des renseignements sur les titres professionnels, notamment le nom de l’organisme émetteur et la formation requise. Le glossaire vise à constituer un outil pour aider les investisseurs à prendre des décisions plus éclairées lorsqu’il s’agit de choisir un conseiller.
Bienvenue sur le site OCRI.ca!