Alerte à l’intention des investisseurs :
L’OCRI met en garde les investisseurs canadiens contre des courriels dans lesquels des fraudeurs usurpent l’identité d’Interactive Brokers Canada Inc. (IBKR), courtier membre de l’OCRI.
Aperçu
La présente note d’orientation décrit les exigences de l’OCRCVM relatives au paragraphe 3703(1) et à l’alinéa 3703(2)(vii) des Règles de l’OCRCVM (les exigences en matière de signalement des incidents de cybersécurité) et fournit également des conseils aux courtiers membres (les courtiers) sur la façon de montrer qu’ils se conforment aux exigences de l’OCRCVM. La présente note d’orientation remplace la note GN-3700-21-005 de l’OCRCVM.
Grâce aux exigences en matière de signalement des incidents de cybersécurité, l’OCRCVM a pu :
Outre les exigences en matière de signalement des incidents de cybersécurité, les autres exigences pertinentes de l’OCRCVM sont les suivantes3 :
Conformément aux exigences en matière de signalement des incidents de cybersécurité, les courtiers doivent :
Les exigences précisent également les renseignements qui doivent être fournis lorsqu’un incident est signalé à l’OCRCVM.
Les courtiers doivent élaborer des critères permettant de déterminer ce qui, au sein de leur société, constitue un incident de cybersécurité devant être signalé à l’OCRCVM, notamment :
La définition d’incident de cybersécurité est large, puisqu’il faut tenir compte de la nature évolutive du risque de cybersécurité, et s’applique notamment aux incidents qui :
Les courtiers doivent faire preuve de jugement lorsqu’ils déterminent si un incident est raisonnablement susceptible (i) de causer un grave préjudice à une personne4 ou (ii) d’avoir d’« importantes répercussions » sur ses activités normales, compte tenu de sa taille, de son modèle d’affaires et de la nature de l’incident de cybersécurité.
Par exemple, un incident peut être considéré comme « important » si le courtier, dans le cours normal de ses activités, le signale à la haute direction. En outre, les courtiers ne doivent pas examiner les incidents isolément. Un incident négligeable en soi peut néanmoins être considéré comme important ou susceptible de causer un grave préjudice s’il se reproduit ou a des répercussions importantes5.
Lorsqu’ils évaluent ce qui constitue le « système informatique » du courtier ou l’« information qui y est stockée », les courtiers doivent également tenir compte des éléments fournis par des fournisseurs de services externes ou des tiers.
Le rapport initial est un aperçu des renseignements pertinents sur un incident de cybersécurité qu’un courtier fournit immédiatement après la découverte de l’incident et qui n’est qu’une évaluation provisoire de l’incident.
Les exigences en matière de signalement des incidents de cybersécurité précisent les renseignements qui doivent être fournis dans le rapport initial, mais le courtier devrait transmettre à l’OCRCVM tous les renseignements pertinents sur l’incident de cybersécurité. Nous reconnaissons que les courtiers peuvent ne pas disposer d’une analyse complète dans les trois jours civils suivant la découverte de l’incident de cybersécurité et nous nous attendons à ce qu’ils soumettent les meilleurs renseignements à leur disposition au moment du signalement6.
Si un courtier constate un possible incident de cybersécurité, mais qu’il n’est pas certain que celui-ci correspond à la définition d’incident de cybersécurité qui doit être signalé, nous lui recommandons de communiquer avec le chef de la conformité des finances et des opérations (la CFO) responsable de sa société pour obtenir de l’aide. De même, si après avoir signalé un incident de cybersécurité à l’OCRCVM dans le délai de trois jours, il détermine qu’il n’y a pas eu d’incident de cybersécurité au sens des Règles de l’OCRCVM, il doit aviser l’OCRCVM de ce changement dans l’évaluation. Si l’organisme juge que la justification fournie par le courtier est suffisante, alors le courtier n’a pas besoin de fournir un rapport d’enquête sur l’incident à l’OCRCVM7.
Le rapport d’enquête sur l’incident est un rapport plus détaillé qu’un courtier produit après une enquête approfondie8 sur l’incident de cybersécurité. Les exigences en matière de signalement des incidents de cybersécurité précisent les renseignements qui doivent être communiqués à l’OCRCVM dans le rapport d’enquête sur l’incident. Le courtier doit y inclure les éléments suivants :
Le courtier qui obtient de nouveaux renseignements importants sur l’incident de cybersécurité après avoir produit le rapport d’enquête sur l’incident doit les communiquer à l’OCRCVM.
Si le courtier a besoin de plus de temps pour produire le rapport d’enquête sur l’incident, il doit en aviser le chef de la CFO responsable de sa société et lui transmettre les renseignements suivants :
Si l’OCRCVM accepte de prolonger le délai, le courtier devrait le tenir au courant de l’état d’avancement de son enquête et des mesures qu’il prend.
Les courtiers doivent être en mesure de montrer à l’OCRCVM qu’ils satisfont à toutes les règles et exigences applicables.
Les courtiers peuvent prouver leur conformité avec les exigences en matière de signalement des incidents de cybersécurité au moyen des éléments d’information suivants :
Le groupe de la CFO de l’OCRCVM examinera les données probantes sur les contrôles que le courtier a mis en place pour assurer la conformité avec les exigences de signalement des incidents de cybersécurité et toutes les exigences applicables de l’OCRCVM au cours d’inspections sur place régulières. Si le courtier n’est pas en mesure de démontrer qu’il a conçu et mis en œuvre des contrôles suffisants et appropriés pour assurer la conformité avec les règles de l’OCRCVM, ou si les contrôles, tels qu’ils ont été conçus et mis en œuvre, ne fonctionnent pas efficacement, l’OCRCVM pourrait, à la suite d’une inspection, prendre des mesures, notamment une ou plusieurs des mesures suivantes : accroissement de la fréquence des inspections, imposition de frais administratifs ou de pénalités, et imposition de conditions.
Vous trouverez des renseignements supplémentaires sur la gestion des cybermenaces ainsi que des ressources telles que des guides et des webinaires sur le site Web de l’OCRCVM, à la page Cybersécurité et technologie.
La présente note d’orientation se rapporte aux dispositions suivantes des Règles de l’OCRCVM :
La présente note d’orientation remplace la note GN-3700-21-005 Foire aux questions – Signalement obligatoire des incidents de cybersécurité.
La présente note d’orientation est aussi publiée dans l’Avis 22-0024.
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